Caroline Tancrède

Comment éliminer les douleurs prémenstruelles ?

Naturopathie

Nous avons toutes grandi avec l’idée que les douleurs avant ou pendant les règles étaient normales. Avoir des migraines ? Normal ! Un ventre comme une baudruche ? Normal ! Fatiguée, déprimée, envie de pleurer ? Normal ! En réalité, on l’ignore trop souvent mais le cycle menstruel devrait être indolore. Les douleurs liées aux règles, appelées syndrome prémenstruel, signent en fait un dysfonctionnement qui ne relève pas de la fatalité. Une bonne hygiène de vie peut en venir à bout.

 

Constipation, irritabilité, rétention d’eau, douleurs aux ventres… Tous ces symptômes lorsqu’ils disparaissent avec l’arrivée des menstruations, relèvent du syndrome prémenstruel. Les premières règles sont douloureuses pour la majorité des adolescentes. Elles peuvent parfois être l’expression d’une malformation génitale ou de la présence d’un kyste ovarien. Mais une fois cette hypothèse écartée par la visite chez le gynécologue, d’autres stratégies sont à mettre en place pour se débarrasser de ces douleurs.

 

Quelle est la cause des douleurs prémenstruelles ?

La cause des douleurs prémenstruelles est avant tout hormonale ! Mais je répète ce n’est pas pour autant une fatalité !

Pendant la première phase du cycle (on compte à partir du 1er jour des règles), les œstrogènes augmentent et dominent pour diminuer à partir du 13 eme jour. Le corps jaune de l’ovule libéré par les ovaires commence alors à sécréter de la progestérone pour préparer la muqueuse à la nidification d’un éventuel ovule fécondé. Puis au 20 eme jour, cette progestérone s’effondre si l’ovule n’est pas fécondé. C’est là que commencent les ennuis : le syndrome prémenstruel correspond à la chute de la progestérone concomitante à une prédominance des œstrogènes. Ce déséquilibre parfois est tel que l’excès d’œstrogènes provoque des effets secondaires désagréables tels que gonflement des seins, prise de poids, troubles alimentaires, modification du transit, acné…

 

Quel est le rôle de l’utérus pour nos toxines ?

Le rôle de l’utérus envers nos toxines est souvent ignoré : Durant toute la période de fécondité féminine c’est-à-dire de la ménarche (âge des premières règles) à la ménopause, notre utérus agit comme un émonctoire. C’est à dire qu’il agit comme éliminateur d’une partie de nos toxines à travers le sang des règles et les pertes  blanches éventuelles.

La perte de sang permet à celui-ci de se régénérer en partie chaque mois. Par sa couleur, sa fluidité, ce sang  nous donne de précieuses indications. La présence de petits caillots, une couleur très foncée sont autant d’indices d’un sang chargé en toxines.

 

Quelles sont les autres causes du syndrome prémenstruel ?

Les autres causes du SPM peuvent être internes ou à rechercher dans des facteurs externes (présence de perturbateurs endocriniens, alimentation…).

Hormis une carence en progestérone (voir paragraphe ci-dessus), le SPM peut avoir pour cause interne, une dysbiose. Une dysbiose est un mauvais équilibre de notre flore intestinale au profit des mauvaises bactéries peut aussi être la cause d’un syndrome prémenstruel.

Car dans ce cas, la dysbiose s’accompagne le plus souvent de porosité qui laisse passer des toxines au niveau de la barrière intestinale normalement étanche. Et du coup la centrale de nettoyage qu’est le foie est débordé et le sang reste chargé en toxines.

 

Quel est le rôle de l’alimentation dans le syndrome prémenstruel ?

- L’alimentation actuelle très riche en matières inflammatoires (sucres, huiles transformées, produits laitiers, additifs alimentaires…) agit fortement sur le niveau de nos toxines internes. Le corps ne parvient plus à éliminer lorsqu’elles elles sont en excès. Il est important de supprimer ces sources et d'augmentre celles riches en anti-inflammatoires : huile de lin, de chanvre et de cameline, poissons gras.

-S’y ajoutent tous les excitants (alcool, tabac, café…) qui circulent dans notre sang avant que le foie ne réussisse à les éliminer.

 

Quelles sont les solutions pour supprimer le syndrome prémenstruel ?

Les solutions au syndrome prémenstruel se trouvent dans l’hygiène de vie et passent par quelques gestes simples au quotidien.

- Le massage réflexe au niveau plantaire de la zone qui correspond au petit bassin et au bas-ventre : pendant 4 à 5 jours lors des douleurs, masser l’ensemble des deux talons et des malléoles internes et externes en remontant jusqu’au mollet (sans oublier de prendre le talon d’Achille entre le pouce et l’index) avec la synergie suivante :

6 gouttes d’HE de gaulthérie couchée mélangée à la même quantité d’huile végétale d’abricot.

Ce massage permet une meilleure irrigation de l’utérus et diminue les gonflements de la zone pelvienne.

- L’utilisation du froid. France Guillain,  grande spécialiste de l’utilisation des poches de froid pour irriguer la zone urogénitale rapporte que les résultats sont excellents sur les syndromes prémenstruel. Ces poches s’achètent sur internet. Sinon vous pouvez sous votre douche, passer pendant quelques minutes de l’eau froide sur la zone pelvienne. Un geste simple qui fait circuler le sang et les toxines et remet du mouvement dans cette zone congestionnée.

- Faire des tisanes de mélisses et passiflore très apaisantes pour les douleurs menstruelles.

-La suppression au maximum de tous les produits contenant des perturbateurs endocriniens (maquillages, produits d'hygiène intime....). Les remplacer par des hydrolats de fleurs et de produits bios.

 

Quels changements alimentaires ?

Des changements alimentaires s’imposent afin de rééquilibrer la balance œstrogènes/ progestérone.

- Entre le 15e et le 28e jour du cycle, prendre de l’huile d’onagre (3 à 5 g par jour). Très riche en acide linoléique, un acide gras essentiel précurseur des bonnes prostaglandines qui luttent contre l’inflammation. Effet ressenti au bout de 3 cycles.

- Suppression des sucres, graisses et huiles industrielles saturées. Ceux-ci stimulent la production d’insuline qui elle-même stimule l’aromatase un complexe enzymatique, responsable de la conversion des androgènes produits par nos glandes surrénales en œstrogènes.

-Consommer des fruits et des plantes riches en progestérone like c’est à dire qui miment l’effet de la progestérone : Alchémille millefeuille (en tisane), gattilier (sous forme de EPS, extrait de plantes standardisé) et piloselle (tisane). Côté fruits : cassis, framboises, fraises, pastèques. Côté légume :l’ ignames est l’un des aliments les plus progestérone like.

- Consommer le plus souvent possible des graines germées d’alfalfa (à faire soi-même, c’est moins cher) qui aident le foie à éliminer les œstrogènes et participe rééquilibre œstrogène/ progestérone

– Enfin il est essentiel pour venir à bout du SPM de soutenir le foie afin qu’il puisse améliorer l’élimination des œstrogènes avec l’apport quotidien de zinc, magnésium, et vitamines B, cofacteurs indispensables à la détox hépatique.

Le zinc (œufs, crustacés, huîtres, coquillages, noix de cajou, lentilles…)

Le magnésium (fruits secs, noix du brésil, noix, noisettes, graines germées, bananes)

La vitamine B6 (œufs, levure de bière en paillettes à mettre dans les salades, germes de blé, bananes, pommes de terre).

 

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