Caroline Tancrède

L’acnée n’a rien d’une fatalité

Naturopathie

Que l’on soit adulte ou ado, l’acné ne provoque pas seulement une gêne physique mais souvent aussi une souffrance mentale.  L’aspect de notre peau est l’un des premiers signaux que les autres captent de nous-mêmes.  Cette maladie inflammatoire de plus en plus répandue n’a rien d’une fatalité. J’espère vous en convaincre à travers cet article !

Recette anti acné

Voici tout d’abord la recette « spéciale acné » (avec posologie et fréquence), mise au point par le Dr Aude Maillard dans son merveilleux livre Femme essentielle, Guide des huiles essentielles au féminin (Ed. Tana). Cette formule freine l’apparition des boutons, réharmonise la poussée inflammatoire et hormonale et détoxifie foie et intestins :

  • HE de citron zeste 15 ml + HE de géranium bourbon 9 ml + HE de romarin à verbenome 6 ml (sachant que 30 gouttes = 1 ml).
  • Dans un flacon vide de 30 ml en verre teinté (pour la conservation) on dépose les huiles essentielles selon les quantités indiquées ci-dessus.
  • On verse 2 à 3 gouttes de ce mélange dans une petite cuillère contenant un peu d’huile de colza, on garde en bouche une minute à la fin des repas, matin et soir.
  • Durée :  on suit cette cure 3 semaines sur 4,  pendant 2 à 3 mois.

Quel acné ?

L’acné est une maladie de l’épiderme qui touche le follicule pilosébacé. Cette sorte de petit sac renferme un poil et une glande sébacée, sécrétrice de sébum. L’acné survient majoritairement à l’adolescence, en lien avec des changements hormonaux. Mais elle peut jouer les prolongations durant l’âge adulte ou même apparaître soudainement chez les femmes après 30 ans. Le dermatologue  déterminera le type d’acné dont il s’agit : Acné médicamenteuse résultant de la prise de certains médicaments (immunodépresseurs, cortisone, progestatifs, pose d’un stérilet, exposition excessive aux perturbateurs endocriniens…) ? Acné rosacée qui touche surtout les femmes entre 35 et 50 ans et se caractérise davantage par des rougeurs et une couperose sur les joues et les ailes du nez ? Acné adulte non rosacée généralement liée à une candidose intestinale ?

L’acnée selon la  naturopathie

Selon l’approche naturopathique et quelle que soit la forme de l’acné, cette inflammation de la peau est majoritairement causée par un excès de déchets non traités par un foie débordé. Ces déchets transportés par le sang se retrouvent ensuite dans l’épiderme, se stockent dans celui-ci et sortent sous forme d’éruption cutanée.

Ado ou adulte, le foie est surchargé

À l’adolescence la brutale montée d’hormones chez le jeune garçon comme chez la jeune fille entraîne une forte sollicitation du foie qui doit traiter ces hormones. Pour peu que le foie ait à traiter un surplus de déchets liés à une alimentation déséquilibrée, la saturation du foie est vite atteinte. La peau devient alors un dérivatif du foie pour sortir ces déchets via le sébum. Bref l’acné correspond à un grand nettoyage du corps et il prouve la vitalité du corps qui se défend, se protège et s’autonettoie.

Plus tard chez la femme adulte, le mécanisme est quasi le même et la cause reste une surcharge de toxines dans le sang. Et bien souvent celle-ci résulte d’un déséquilibre ostro-progestatif et d’un dérèglement intestinal.

Quel que soit l’âge et quelle que soit la cause, l’acné sera soulagée avec la pose de gel d’aloe vera (baume cicatrisant et apaisant) sur la zone enflammée mais aussi avec une goutte d’Huile essentielle de lavande fine déposée sur les boutons avant le coucher.

On assure l’apport en vitamines et oligo-éléments

Pour bien se dérouler, la détox hépatique qui est une sorte d’usine ultra-sophistiquée dans la gestion de nos déchets, a besoin de facilitateurs de deux sortes : des coenzymes (ce sont les oligo-éléments fournis par noter alimentation principalement le zinc, le cuivre et le manganèse) et des vitamines également fournis par notre alimentation ou produite par nos intestins (principalement de la B6, B9, B12).

Il restera à vérifier si co enzymes et vitamines B font suffisamment partie de l’alimentation quotidienne sachant que ceux-ci se trouvent dans les légumes, fruits, oléagineux (noix, amandes, noisettes…) tartare d’algues, graines germées, pollen, poissons, crustacés et viande.

On supprime les surcharges alimentaires

Ensuite on supprimera les surcharges alimentaires qui sont sources d’inflammation et de déchets colloïdaux (déchets émanant des graisses saturées, des laitages, des sucres rapides et des céréales). On les remplace facilement par des féculents à sucres lents (patates douces, butternuts, sarrasin, millet, quinoa).

On soutient la détox hépatique

Pour faciliter la détox du foie, les plantes sous forme de tisanes mais surtout d’ampoules restent une voie royale. De la plus douce à la plus puissante des plantes à notre disposition, on citera le desmodium, le chardon marie et le radis noir. Mais attention à prendre avant les conseils d’un spécialiste : du radis noir sur un foie déjà surchargé risque de provoquer une réaction violente. Avant de traiter la détox du foie, il faut toujours s’assurer qu’il peut gérer celle-ci.

On traite la porosité intestinale

En parallèle on s’occupe de l’intestin qui a laissé passer des aliments auxquels il aurait dû faire barrage. L’acné est souvent révélatrice d’une porosité intestinale qui provoque une inflammation silencieuse appelée « bas grade » et épuise notre système immunitaire. Cette porosité peut avoir des causes multiples : stress chronique, alimentation trop sucrée, prise régulière de produits laitiers, excès d’aliments industriels et transformés…

Pour y remédier il faut remettre à plat l’hygiène intestinale. C’est indispensable mais cela prend du temps. On procède par étapes.

Les trois étapes du grand nettoyage

  • Étape 1 : on fait d’abord un nettoyage intestinal avec par exemple une cure à base d’huile essentielle de laurier noble ou d’extrait de pépin de pamplemousse.
  • Étape 2 : on nourrit ensuite la barrière intestinale avec un apport quotidien de légumes et de fruits dans l’alimentation ou avec de la chlorophylle ou de la L glutamine (sous forme de gélules). Les entérocytes, les cellules intestinales en raffolent !
  • Étape 3 : on réensemence le microbiote perturbé par les inflammations qu’a provoqué toute cette porosité à l’aide de probiotiques. Celles doivent être au moins de 5 souches différentes et leur dosage varie selon les cas. Là encore voir avec votre naturo ou votre pharmacien.

On ne néglige pas le stress

Nous le répétons le stress est un facteur majeur de l’inflammation intestinale et donc de l’inflammation qui « brûle « notre organisme.

Venir à bout de son acné passe par une diminution de ce stress : marche quotidienne en forêt, dans un parc proche ou à défaut dans la rue. Plusieurs fois dans la journée, on prend conscience de son souffle et son diaphragme en inspirant et expirant profondément sans lever les épaules. On s’octroie des moments pour soi et notamment une activité physique, créative, ou manuelle qui nous débranche de notre cortex.

Rien ne tombe du ciel. Venir à bout de son acné c’est mettre en route une vraie réforme dans ses habitudes alimentaires et l’organisation de sa vie. Mais les résultats seront là, à la mesure de l’effort fourni.


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