Caroline Tancrède

Mes bonnes résolutions de janvier, la mono diète, est-ce pour moi ?

Naturopathie

En ce début d’année, la mono diète offre une bonne technique de détox. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une diète de 24 heures minimum durant laquelle on ne consomme qu’un seul aliment.

Grâce au moindre temps consacré à la digestion, la mono diète fait partie des régimes restrictifs qui permettent à l’organisme de se recharger, de se purifier, d’éliminer de très nombreuses toxines issues de notre métabolisme mais aussi de notre alimentation trop riche. Toute l’énergie que nous mettions à digérer et à assimiler des repas complexes peut être alors consacrée à d’autres fonctions. Mono diète de fruits (pommes ou bananes), de céréales (riz…), de légumes (pomme de terre) … Il y en pour tous les goûts et tous les appétits.

Mono diètes, des avantages multiples

Manger un seul aliment rend le temps de digestion beaucoup plus court et offre donc davantage de répit au corps pour se recharger en énergie, traiter et éliminer les déchets et régénérer l’ensemble des tissus cellulaires. Ce qui permet une économie nerveuse et glandulaire de l’estomac, du pancréas, du foie et de l’intestin. De plus, les aliments à assimiler étant réduits à une seule catégorie, les fermentations dans l’intestin et l’inconfort digestif qui en découle deviennent quasi inexistants.

Mono diète... de fruit ou de légume ?

Puisque l’on absorbe qu’un seul aliment, il est important de choisir celui-ci selon ses goûts et ses affinités. Et selon son terrain !  Il doit être de très bonne qualité, bio évidemment et consommable en grande quantité autant de fois que l’on a faim. Pommes, raisins, bananes et même citron mais aussi riz complet, pommes de terre, avocats sont parmi les constituants de prédilection des mono diètes. « L’aliment choisi doit être sain pour que les effets bénéfiques de la diète ne soient pas annihilés par les inconvénients de l’aliment lui-même, explique le naturopathe suisse Christopher Vasey dans Manuel de détoxication (Ed. Jouvence santé). Par exemple une mono diète à la viande ou aux œufs entrainerait rapidement des troubles digestifs et la production de grandes quantités de déchets ».  Quant aux quantités conseillées, elles ne sont pas limitées : de 1 à 3 kg par jour d’aliment selon les personnes.

Sous quelle forme ?

Les fruits et les légumes choisis pour la mono diète sont consommés au choix crûs, cuits à la vapeur, découpés, en soupe ou en jus. Il s’agit de varier sa présentation pour ne pas se lasser. Et plus encore de le consommer lentement en mastiquant (même quand il s’agit de jus !). S’il est sous forme de jus, le boire à la cuillère lentement, le sentiment de satiété viendra plus vite.

L’aliment doit être consommé à chaque fois que l’on a faim.

Les monodiètes de fruits sont souvent privilégiées car les fibres qu’ils contiennent contribuent à nettoyer le tube digestif et stimulent le transit intestinal. Leurs sucres rapides sont rapidement assimilables et ils sont très riches en oligo-éléments et enzymes.

Pour ne pas se lasser on peut consommer dans la même journée de la pomme crue, en quartier ainsi que râpée, une pomme cuite au four et de la compote, soit le même aliment sous plusieurs formes.

Pommes

la plus pratiquée des monodiètes ! Intéressante pour ses propriétés diurétiques et anti-rhumatismale. Adapté à tous les âges. Eviter les pommes acides. Ne doit pas excéder une semaine car peut générer des carences.

Raisin

cure préconisée depuis l’Antiquité. A ne faire qu’à l’automne au moment des vendanges. Il faut du raisin frais et bio. Aliment très complet, riche en vitamines B et polyphénols dont le resvératrol, très puissant anti-oxydant.

Quinoa

contient les 20 acides aminés essentiels que notre corps ne sait pas fabriquer. Légère, elle est plus facile à digérer que le riz. Mais monotone car ne se consomme que cuit.

Riz semi complet

pour les gros appétits sous réserve qu’il soit bien digéré.

Pour qui ?

Selon le type d’encrassement (de déchets) qui caractérise notre terrain, on choisira un type d’aliment plutôt qu’un autre :

  • Les personnes qui produisent des déchets majoritairement cristalloïdes c’est à dire acides (dont on retrouve l’expression dans l’eczéma, les tendinites, les rhumatismes, l’arthrose...) opteront pour un aliment lipidique (avocat) ou basifiant (pommes de terre, patates douces, bananes ou riz complet, pommes douces).  Ce type de mono diète est plus satisfaisant pour les gros mangeurs.
  • Les personnes qui produisent des déchets majoritairement colloïdaux (dont on retrouve l’expression dans les bronchites, les rhumes, les otites, l’acné…) opteront pour un aliment riche en fibres (légumes) ou en sucres rapides (raisins).  Les mono diètes de fruits sont acides et acidifiantes. Elles sont adaptées aux organismes sans problème de déminéralisation.

Durée ?

Comme toutes les restrictions alimentaires, la mono diète doit être suivie sur une durée limitée. D’une journée à une semaine.  Certains font des cures de 3 semaines tant ils se sentent bien mais ce n’est pas conseillé car le risque de carence est important sur de telle durée. Le sentiment de bien-être et d’équilibre est trompeur car il ne résulte que du nettoyage ponctuel. Ensuite il s’agit de reprendre une alimentation normale mais équilibrée générant moins de déchets que celle d’avant la mono diète.

Y-a-t-il des inconvénients ?

Les mono diètes sont très efficaces pour nettoyer l’organisme de ses déchets et excès de toxines mais elles s’accompagnent souvent d’un phénomène appelé « crise curative ». Celle-ci correspond à une réaction du corps qui se débarrasse de ses surplus de toxines :  «Bien que désagréables pour celui qui les vit, prévient le naturopathe Christopher Vasey, leur caractère bienfaisant est démontré par le fait qu’après la crise, le malade se sent beaucoup mieux ».

La crise curative prend alors la forme de maux de tête, nausées, douleurs abdominales. Leur durée va de quelques heures à une journée maximum. Signe d’un afflux massif de toxines à traiter par nos émonctoires (foie, reins, intestins principalement), elle est toujours suivie d’un sentiment de bien-être dû à l’élimination. (Voir paragraphe précédent).  

A la fin de chaque mono diète, la reprise alimentaire doit être progressive et une alimentation hypotoxique doit être privilégiée pour en conserver les bienfaits.


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